Neuf aliments à bannir dès 50 ans pour ne pas perdre vos muscles

Après 50 ans, nos muscles commencent à faire grise mine, et si l’âge joue son rôle dans cette histoire, son complice préféré, c’est parfois… notre assiette ! Mais rassurez-vous, il n’est jamais trop tard pour remanier le menu afin d’éviter la fonte musculaire et ses désagréments. Découvrons ensemble, avec un soupçon de bonne humeur et beaucoup de concret, les neuf aliments à envisager sérieusement de bannir pour conserver des muscles résistants !

La sarcopénie : quand les muscles tirent la sonnette d’alarme

Dès 50 ans, la masse et la force musculaires diminuent naturellement. Si ce phénomène s’aggrave, il devient problématique et expose, entre autres, à un risque accru de fractures. Cette fonte progressive et généralisée des tissus musculaires porte un nom : sarcopénie. Des chercheurs français l’ont définie comme « une baisse progressive et généralisée de la masse musculaire, de la force et de la performance physique » chez les personnes âgées (publication 2011, La Revue médicale suisse). Le rôle capital des muscles dans notre santé va bien au-delà de leur simple fonction mécanique.

Cette diminution du nombre et de la taille des fibres musculaires aboutit à des muscles « plus petits » et « plus lents ». La conséquence ? Fragilité, troubles de la marche, difficultés à monter les escaliers ou tout simplement à ouvrir un bocal (pourtant personne n’a envie d’appeler la voisine pour ça !). Le risque de chute et de fracture augmente, pouvant entraîner une immobilisation qui n’arrange rien, bien au contraire : c’est un cercle vicieux, souligne le Pr Dehail, chef du service de médecine physique et de réadaptation au CHU de Bordeaux. Il est important de connaître les exercices pour raffermir ses bras après 50 ans afin de prévenir ces effets.

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L’alimentation, complice ou saboteur ?

Ce cercle vicieux de la sarcopénie pourrait être alimenté directement… par ce qu’on avale. Une étude publiée en 2022 dans la revue Nutrients établit un lien clair entre certains aliments inflammatoires et l’aggravation des symptômes de dégénérescence musculaire. Corey Linton (université Sunshine Coast, Australie) a suivi, pendant trois ans, l’effet des aliments pro- et anti-inflammatoires sur la santé musculaire de 200 Australiens âgés de 65 à 85 ans. Verdict ? Un régime riche en fruits, en légumes et en protéines de qualité (le carburant du muscle !) aide à préserver force et endurance. Les adultes présentant un indice d’inflammation alimentaire bas affichaient une masse et une force musculaires supérieures à ceux consommant beaucoup d’aliments pro-inflammatoires.

Neuf aliments à écarter du menu dès 50 ans

Raphaël Gruman, nutritionniste, partage neuf coupables à écarter :

  • Charcuterie : Aliment inflammatoire par excellence, elle favorise la dégradation musculaire. De plus, sa teneur en nitrites, utilisés pour la conservation, est associée à un risque accru de diabète et d’hypertension.
  • Chips : Pas besoin d’être marathonien pour éviter ce piège. Trop de sel, de gras et de sucre ; aucune valeur nutritive pour nos muscles mais beaucoup d’ennuis possibles.
  • Plats préparés : Dépourvus de qualités nutritionnelles, ils regorgent de sucres cachés, de sel et de mauvaises graisses.
  • Sauces industrielles : Dans la même veine que les plats préparés, elles affichent souvent un index glycémique élevé et trop d’ingrédients néfastes.
  • Gâteaux et biscuits industriels : Encore du sucre, du gras, peu (voire pas) de bienfaits nutritionnels. Ils n’aident pas vraiment à conserver de beaux muscles.
  • Produits laitiers à base de lait de vache : Selon Raphaël Gruman, les grosses molécules de ces protéines peuvent provoquer une inflammation, contrairement aux produits issus de lait de chèvre ou de brebis, plus doux.
  • Huile de soja : Tout comme les huiles végétales transformées (colza reformaté, par exemple), il s’agit d’huiles hydrogénées ou restructurées, souvent relayeuses de l’huile de palme, pro-inflammatoires et associées à un risque accru de cancer.
  • Sucres ajoutés cachés : On les retrouve partout dans l’alimentation industrielle et ils perturbent l’équilibre glycémique, délétère pour le tissu musculaire.
  • Mauvaises graisses : Présentes en excès dans tout ce qui est industriel, elles n’ont franchement rien à offrir de bon à vos muscles.
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Briser le cercle pour garder la pêche !

En résumé, à partir de 50 ans, il est conseillé de veiller à la qualité de son alimentation. Éviter les aliments pro-inflammatoires cités ci-dessus limitera la fonte musculaire et ses conséquences parfois handicapantes. Remplacez-les par des fruits, des légumes et veillez à bien couvrir vos apports en protéines. Pour ouvrir un bocal, il n’y a pas de secret : un peu de force dans le poignée, et beaucoup de bons choix dans l’assiette ! Il est également important de rester vigilant concernant la maladie des muscles, qui peut présenter des symptômes spécifiques. Vos muscles vous remercieront (et peut-être même la voisine aussi !).

Autrice et passionnée de danse, j’explore le mouvement sous toutes ses formes, du contemporain au modern jazz, avec des influences venant du Pilates et du yoga. Je partage des guides clairs, des conseils techniques et des routines de mobilité et de renforcement pour progresser sans se blesser. Mon objectif est de rendre la technique accessible, de transformer la théorie en gestes simples et d’aider chacun à gagner en fluidité, en force et en confiance. J’écris pour les débutants comme pour les danseurs confirmés, avec une approche bienveillante, précise et orientée plaisir du mouvement.

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